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Mais d'un autre côté, et d'une autre façon, on peut dire qu'il le perdit, car il engendra dans son esprit une confusion dont il ne guérit jamais, et qui est sans doute la cause pour laquelle il semble bien n'avoir jamais retrouvé ces certitudes auxquelles il avait si ardemment aspiré.

En un certain sens, Unamuno n'avait pas tout à fait tort de se mettre du côté de Dieu et de la foi. Il savait bien qu'il n'était pas un athée, et souffrait qu'on le lui reprochât. On n'est pas un athée quand on a au point où il l'avait l'obsession de Dieu. Plus modeste, peut-être, et moins soucieux d'originalité à tout prix, il eût humblement reconnu que ce qui restait en lui, ce n'était pas la foi, mais un sincère et ardent désir de foi.

Le désir de foi, c'est peu, sans doute; c'est cependant un lien, ténu mais parfaitement authentique, par quoi la conscience religieuse se relie encore à Dieu. De l'avoir clairement établi et modestement reconnu eût sans doute grandement facilité les choses et rendu possible, par un long effort, cette reconquête de Dieu dont il lui fallut bien s'avouer, au soir de sa vie, qu'il n'y était pas arrivé.

Sans doute son désir sincère de Dieu, joint au sentiment de porter au fond de lui-même une angoisse et une douleur qui le distinguaient des chrétiens satisfaits de son temps, et où il semble avoir confondu, avec une certaine complaisance, intense amour de Dieu et intense incertitude sur Dieu on sait qu'il songea pendant un temps à appeler Traité de l'Amour de Dieu ce qui devint finalement et avec plus de raison le Sentiment.


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Tragique de la Vie , tout cela put lui faire quelque peu illusion pendant des années où il vit la réussite littéraire le confirmer en lui-même, et son crédit grandir auprès d'un public de lecteurs et de disciples dont certains, à son contact, sentaient se réveiller en eux une foi longtemps endormie par un christianisme euphorique.

Qui alors douterait, en pareil cas, d'être dans la bonne voie? Et des années durant, Unamuno joue ainsi sa sincère comédie M , conscient toutefois de porter au fond de lui-même quelque chose d'inavoué, de pas clair, de pas complètement élucidé ". Ce conflit intérieur le stimule, fouette l'inspiration littéraire, lui donne le sentiment exaltant de vivre intensément.

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Mais nul ne peut vivre perpétuellement en guerre avec soi-même. Se retrouver, c'est-à-dire retrouver son principe d'unité, se recentrer sur une vérité qui prenne le visage d'une certitude apaisante, c'est une exigence naturelle de la pensée, c'est le rôle même de la pensée, c'est la loi de toute pensée. Et cette absence de solution, Unamuno la ressent de plus en plus au fur et à mesure que passent les années. Un esprit de sa trempe ne peut éternellement se satisfaire de paradoxes, se payer de mots.

Seul à seul avec soi-même, il faut bien en arriver à la question: Il essaye bien, une dernière fois, dans ce qui apparaît presque comme une bravade, de se donner à lui-même le témoignage qu'il n'y avait pas d'autre solution possible en face de la foi que celle où il se tenait, et il chercha à cette attitude un patronage rassurant. Ce fut en , dans l'Agonie du Christianisme. Il a alors soixante ans. C'est alors qu'il impose involontairement à. A titre de fiche de consolation, il commet le contresens volontaire sur la foi de Pascal. Sa foi était persuasion mais non conviction Pascal croyait-il?

Et la volonté de croire, la will to believe, comme a dit William James, cet autre probabiliste, est l'unique foi possible chez un homme qui a l'intelligence des mathématiques, une raison claire, et le sens de l'objectivité La vie intime de Pascal apparaît à nos yeux comme une tragédie. Tragédie qui peut se traduire dans ces paroles de l'Évangile: Cette image faussée de Pascal ne nous apprend rien sur Pascal évidemment, mais elle en dit long sur le drame intérieur d'Unamuno. Il fut pris alors par le sentiment de l'échec qui hanta ses dernières années et le fit vivre au bord d'un découragement que ne motivaient pas seulement les nuages annonciateurs de tempête qu'il voyait s'amonceler au-dessus de sa patrie.

C'était plutôt le sentiment de celui qui s'aperçoit qu'il n'a étreint que du vent et qui doit prendre acte de son échec: Il se fait l'effet d'un bagnard condamné aux mots à perpétuité et se voit là-dessus pareil à Quevedo: Lui aussi était condamné aux mots à perpétuité, à. Il se demande si les torrents de mots suffisent à remplir une vie, et si au contraire une vie effacée, faite de foi paisible et de vertu, n'a pas finalement plus de prix que la sienne. De quel parent, de quel ami obscur, dit-il en effet:. Le sentiment de l'inanité de sa vie, accompagné du sentiment de sécheresse intérieure, de solitude et de dereliction tel qu'on le trouve dans le Rosario de Sonetos líricos ou les Poesías, se fait encore plus fort, comme il apparaît dans ce journal en vers qu'est le Cancionero posthume Cependant, dans ces aveux qu'il ne destinait qu'à lui-même, et surtout dans les poèmes datés des derniers mois de sa vie, on voit apparaître un ton nouveau: On a le sentiment que, pour la première fois peut-être, Unamuno a touché à l'authentique humilité.

Rien de plus émouvant à ce titre que ce bref poème où il juge sa vie, daté du Ce bref poème est révélateur. Si Unamuno avait pu placer ce poème en tête de sa vie, — mais nous avons vu qu'il ne le put pas — c'est le sens de la recherche de toute sa vie qui aurait changé. Il aurait écrit sans doute à peu de chose près les mêmes poèmes qu'il a écrits; mais le Sentiment Tragique de la Vie, au lieu d'être ce qu'il est, c'est-à-dire un ensemble hétéroclite de bonnes et de mauvaises raisons mal enchaînées les unes aux autres, aurait pu s'appeler alors non pas peut-être Traité de l'Amour de Dieu, mais Traité du Désespoir en Dieu, et être aussi poignant et aussi impérissable que les Confessions de Saint-Augustin ou celles que Giovanni Papini a écrites, lui qui avait connu aussi la descente aux enfers du doute, sous le titre de Un uomo finito.

Tout eût été plus clair et la voie sans doute plus libre pour arriver au terme auquel visiblement il regrettait, au soir de sa vie, de n'être point parvenu. Et s'il ne retrouva jamais la foi, il se pourrait que ce fût parce qu'il n'arriva jamais à surmonter, à réduire les positions vraiment inexpugnables qu'occupait au tréfonds de son esprit la vision de ces deux penseurs.

L'impossibilité pour l'esprit, muré en quelque sorte dans sa logique interne, d'atteindre le noumène, l'être en soi, avait déposé au fond de lui-même la conviction, simple comme un scheme mental — on dirait presque: Unamuno se disait étranger à la joie de vivre. L'agressivité à fin dévoratrice, ou sexuelle soulignée par la struggle for life ".

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Dieu me veut, Dieu risque de me dévorer; dévoré, je serai assimilé à sa propre substance dans une espèce d'impitoyable digestion divine, et ainsi mon Moi risque de disparaître dans son Grand Tout. On souffre un peu à le dire, mais il faut bien le dire: Ou qui révèle un assujettissement impitoyable à des formes de pensée qui le mettaient bien loin, il faut le dire, de découvrir les vrais chemins de la foi.

Chemin faisant, nous avons vu que dans le cas concret d'Unamuno, position philosophique et élan vers Dieu apparaissaient comme étroitement liés, pour ne pas dire conditionnés l'un par l'autre.


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Tout d'abord le point de départ est commun chez Unamuno et Blondel: Pour l'un comme pour l'autre, une philosophie n'est pas un système de concepts monté pièce à pièce comme une. La philosophie ne peut pas se contenter d'être un enchaînement de raisonnements abstraits; elle est d'abord et avant tout l'interrogation pathétique de l'homme sur lui-même. Car, bien loin d'être un pur esprit qui raisonne, l'homme est un être vivant, soutirant et mortel; et c'est en tant qu'être vivant, souffrant et mortel, qu'il s'interroge sur le sens de la vie M.

J'agis, mais sans même savoir ce qu'est l'action, sans avoir souhaité de vivre, sans connaître au juste ni qui je suis, ni même si je suis. Cette apparence d'être qui s'agite en moi, ces actions légères et fugitives d'une ombre, j'entends dire qu'elles portent en elles une responsabilité éternellement lourde, et que, même au prix du sang, je ne puis acheter le néant parce que pour moi il n'est plus: Comment et de quel droit, si je ne l'ai ni su ni voulu? S'il y a quelque chose à voir, j'ai besoin de voir.

J'apprendrai peut-être si, oui ou non, ce fantôme que je suis à moi-même, avec cet univers que je porte dans mon regard, avec la science et sa magie, avec l'étrange rêve de la conscience, a quelque solidité. Je découvrirai sans doute ce qui se cache dans mes actes, en ce dernier fond où, sans moi, malgré moi, je subis l'être et je m'y attache. Je saurai si du présent et de l'avenir j'ai une connaissance et une volonté suffisantes pour n'y jamais sentir de tyrannie, quels qu'ils soient. Le problème est inévitable; l'homme le résout inévitablement; et cette solution, juste ou fausse, mais volontaire en même temps que nécessaire, chacun la porte dans ses actions.

Voilà pourquoi il faut étudier l'action: Qui ne voit, malgré une approche différente, la parenté de ce point de départ avec celui d'Unamuno dans le premier chapitre du Sentiment Tragique de la Vie, qui a pour titre: Il faut lire ces lignes fameuses en espagnol:. Y este hombre concreto, de carne y hueso, es el sujeto y el supremo objeto a la vez de toda filosofía Néanmoins, malgré cette commune dénonciation de l'idéalisme et cette volonté de retour radical au sujet concret, certaines différences apparaissent très tôt entre les deux pensées.

Cédant à un anti-intellectualisme assez répandu au demeurant au début du XIXe siècle, mais particulièrement marqué chez lui, Unamuno prononce contre la raison et l'intelligence qu'il identifie l'une à l'autre une condamnation rigoureuse. Il retrouve la sévérité de Bergson M pour voir avant tout dans la raison un instrument, un outil au service de la vie et né d'elle, une sorte d 'efflorescence supérieure et biologique de l'instinct: II faut souligner ici très fortement cette conception vitaliste, pour ne pas dire biologique, de l'intelligence qui porte assurément la marque de cette influence darwinienne évoquée plus haut.

Cette position de départ pèsera d'un poids très lourd sur la pensée unamu- nienne, on le devine, puisque c'est en somme tout le problème de la connaissance qui en dépendra. Cantonnée dans son domaine d'élection qui est la vie et la recherche de ce qui sert la vie, l'intelligence apparaît à Unamuno comme un instrument de connaissance inadéquat, car l'homme est travaillé par une inquiétude invincible en face de son désir de survie éternelle, problème auquel sa raison ne peut lui apporter aucune réponse sûre.

Et de plus cette intelligence, née de l'instinct de conservation, est incapable de saisir le réel vivant dans sa totalité perpétuellement jaillissante, perpétuellement mouvante. Ce qui est vie, jaillissement, passion, aspiration de l'âme, l'intelligence ne peut ni le capter ni le traduire; l'intelligence est dissolvante, desséchante, elle réduit tout à des concepts figés, fixés, glacés: Elle tend à la mort comme la mémoire à la stabilité.

Mais en même temps qu'il dénonce avec force l'impuissance de l'intelligence et de la raison à atteindre le vrai, à dépasser les apparences pour aller jusqu'à l'être, il met en relief avec une très grande originalité et une force non moins grande ce trait caractéristique de l'homme qu'est l'exigence rationnelle.

On pourrait penser que si la raison ne peut nous donner de certitude apaisante — puis- qu'encore une fois c'est sur le problème religieux qu'est centrée la pensée d'Unamuno — rien ne nous empêche de céder à la foi et à ses promesses rassurantes. Pour pouvoir croire et ainsi trouver la paix intérieure par la croyance, il y faut, si on peut dire, le nihil obstai de la raison.

Par une contradiction où il voit même la contradiction fondamentale du vivant, il abaisse la raison et il l'érigé en juge. C'est peut-être là que réside le véritable drame de la pensée d'Unamuno: En tout cas, d'un point de départ si extraordinairement rigoureux on ne pouvait tirer que trois conséquences:.

Et Unamuno a dû logiquement examiner cette éventualité, pour la rejeter d'ailleurs, sans qu'on sache en toute rigueur pourquoi;. Et nous avons vu qu'Unamuno se détournait avec effroi de cette conclusion vertigineuse qui à ses yeux appelait immédiatement le suicide.

Mais Unamuno, qui pourtant se reconnaissait le droit de se contredire, n'est jamais revenu, ce qui est très significatif, sur ces définitions de départ. Donc, tandis qu'Unamuno fait consister la misère humaine dans l'impossibilité d'atteindre la certitude par la raison et dans l'impossibilité de renoncer complètement à la raison pour opter complètement pour l'espérance, Blondel, lui, la voit avant tout dans l'impossibilité pour l'homme de sortir de ses limites et d'atteindre par sa propre volonté et son propre mouvement le terme de ses invincibles aspirations.

Blondel lui aussi faisait une critique sévère de la connaissance et opposait à la connaissance notionnelle pareille à la sèche articulation conceptuelle dénoncée par Unamuno , la connaissance réelle qui va au delà des concepts et fait accéder, par une sorte de communion transcendante, du plan de la représentation au plan supérieur de l'être. Et cette connaissance réelle, opérée selon un mode particulier et particulièrement riche, et opposée à la connaissance notionnelle, c'est ce en quoi Blondel fait consister l'action, dont il va être question.

Blondel n'y aboutit qu'après avoir fortement marqué là encore le caractère d'inachèvement et en même temps d'inachevabilité de la pensée: Cet inachèvement qui fait que l'homme est incapable de se donner à lui-même l'immortalité qu'il souhaite ou n'importe quel autre objet de son désir infini apparaît particulièrement visible à Blondel au plan de la pensée et du vouloir. Cette faim d'immortalité qui en est le signe le plus sensible révèle en l'homme une vocation à l'infini ".

Mais il constate que l'homme ne peut se donner à lui- même les moyens de sa déification. Il faudrait donc conclure à l'absurde et au désespoir? Sans doute. Mais avant de la faire, Blondel veut tenter une dernière chance, essayer une dernière hypothèse comme on essaie une dernière clé pour voir si la serrure va s'ouvrir. Blondel envisage alors l'éventualité d'un salut par grâce, d'une communication divine prenant la forme d'un don gratuit: C'est ce que Blondel appelle le surcroît gratuit, en un mot le surnaturel.

Et par là, le surnaturel est considéré non plus comme un produit de l'imagination créatrice de mythes mais bien plutôt, en toute rigueur, comme une hypothèse nécessaire et nécessairement introduite dans la chaîne du raisonnement. Et ainsi, sans que l'existence du surnaturel soit en elle-même démontrée, Blondel nous fait aisément admettre par son raisonnement que l'idée de surnaturel s'insère dans la trame intelligible qui constitue l'être même de la pensée.

Et il pose tout de suite cette autre affirmation qui n'est que le corollaire de la précédente: Dans le sillage du philosophe Cournot qu'il cite en maints endroits, il se forge un vocabulaire révélateur: Mais entrons plus avant dans l'argumentation de Blondel qui aborde en même temps le problème par un autre côté: Ayant fortement marqué, comme nous l'avons vu, les limites de la raison qui se traduisent par son incapacité à rendre compte de la totalité du réel — aussi bien à en déterminer la nature qu'à en délivrer le sens, — Blondel, tout en reconnaissant la validité de l'exigence rationnelle, décide de ne point privilégier la pure activité discursive au détriment d'autres activités non moins valables et qu'il a reconnues dans l'homme: On sait en effet que c'est par le vocable à'action qu'il va désigner cette activité spirituelle prise comme en sa source, dans la totalité et la continuité de son jaillissement.

L'action, pour Blondel — il n'est peut-être pas inutile de le répéter pour mieux situer sa pensée à côté de celle d'Unamuno — l'action n'est pas une force naturelle à la manière d'un instinct aveugle engendrant des impulsions chez le vivant. Craignant qu'on ne la confonde avec une sorte de pragmatisme, Blondel spécifiait: On voit tout de suite la différence qui le sépare sur ce point d'Unamuno. Pour Unamuno, on l'a vu, la distinction est tranchée: Tandis que Blondel, comme on le pressent déjà, par sa distinction entre pensée vivante et pensée savante, laisse pour ainsi dire ses chances à l'esprit de.

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Si nous pénétrons plus avant dans la pensée blondélienne, nous abordons une notion qui n'a certainement pas la même importance dans l'esprit de Blondel que dans celui d'Unamuno: Il peut paraître étonnant que dans le Sentiment Tragique de la Vie, qui est bien l'exposé le plus systématique qu'il ait donné de sa pensée et où en virtuose il multiplie les analyses, Unamuno ne se soit pas arrêté davantage sur cette notion qui paraît capitale à Blondel.

C'est du moins ce qu'on pourrait inférer d'une confidence à son ami le philosophe uruguayen Vaz Ferreira: Unamuno fait dire à un de ses personnages qui semble bien exprimer la pensée de l'auteur lui-même:. Mais plus tard Et maintenant il a relégué le problème du déterminisme et du libre arbitre au sommet de la métaphysique, d'où il descend rarement.

Mais ce qu'il sent bien, c'est que, pour si libre qu'on se sente au dedans de soi, en tant qu'on doit s'extérioriser, se manifester, parler ou agir, communiquer avec le prochain, en tant qu'on doit se servir de son corps et d'autres corps, on est lié à leur loi rigide, on est esclave. Mes actes ne sont jamais exclusivement miens. Or encore une fois, par un parallélisme frappant, cet effort pour se déprendre de la conception déterministe de l'homme, nous le retrouvons chez Blondel.

Il y occupe une place capitale. On peut même dire que Blondel a été le premier peut-être à renverser au XIXe siècle, dans la philosophie française, la position du problème de la liberté.

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Il est sur ce point beaucoup plus radical que Bergson qui, partant d'une analyse de la vie et de l'élan vital, un peu comme Unamuno, dégage moins hardiment la nature spécifique de la liberté. L'originalité de Blondel en effet consiste en quelque sorte à renverser le problème face à ce déterminisme qui exerçait sur les esprits de son temps une emprise dont Unamuno nous a donné le témoignage. Blondel part de son analyse de l'action qu'il assimile, nous l'avons vu, à l'acte volontaire, et là encore il applique d'une manière qui lui est propre la méthode d'immanence.

Tout de même qu'après avoir défini l'action il en avait analysé les suprêmes requêtes pour intégrer dans la chaîne du raisonnement l'exigence nécessaire d'un surcroît surnaturel, de la même façon l'analyse de la génération des notions rationnelles et de la constitution de la réflexion au regard de la conscience le conduit à affirmer, dans une formule qui n'est contradictoire qu'en apparence, la nécessité de la liberté. Dans ce véritable renversement dialectique, ce n'est plus le déterminisme qui demande des justifications à la liberté, mais la liberté qui s'affirme et asseoit son triomphe sur l'impossibilité d'établir la preuve du déterminisme.

Ce que Blondel résume dans cette définition lapidaire: Précisons davantage en nous en tenant aux propres définitions de Blondel: Il va sans dire que ce n'est pas le lieu de refaire ici la démonstration qui constitue le chapitre II de la seconde partie de L'Action. Qu'il nous soit seulement permis, puisque nous ne perdons pas de vue les positions d'Unamuno, de citer encore quelques lignes où Blondel développe les implications de l'acte volontaire: La liberté, loin d'exclure le déterminisme, en sort et en use; le déterminisme, loin d'exclure la liberté, la prépare et la produit.

Peu importe l'ordre chronologique: Répondant donc catégoriquement au déterminisme, Blondel affirme: L'action a sa sève propre. Elle est toujours un au-delà. S'il était indispensable, pour ne laisser aucune intelligence s'attarder en de stériles difficultés, de déterminer les antécédents de la décision raisonnable et libre, désormais c'est d'elle qu'il faut partir comme de la véritable et solide origine du mouvement qui porte l'homme vers des fins connues et voulues. Dès qu'il agit, le sachant et le voulant, il ne se préoccupe nullement d'ordinaire des causes efficientes de sa décision; et il a raison.

Car il se substitue réellement à tout le mécanisme de la vie inconsciente: Et Blondel de conclure en nous laissant déjà entrevoir dans quel sens s'oriente la logique interne de sa pensée:. Elle apparaît à la conscience par le jeu même du déterminisme. Il n'y a conscience du déterminisme que par la liberté.

La liberté adopte toutes ses conditions antécédentes. Mais elle n'y trouve pas sa raison d'être. Ainsi donc, en restant fidèle à son intuition initiale que traduit sa si riche et si nouvelle définition de l'action dont il désimplique progressivement les conséquences, Blondel a complètement retourné le problème des rapports du déterminisme et de la liberté. Il est impossible de réduire l'acte libre à quoi que ce soit. La liberté n'est pas la possibilité de choisir: Or, arrivés à ce point de notre étude comparée, force nous est de reconnaître que cette définition thétique de la liberté, grosse de promesses, dont Blondel fait ainsi l'essence de l'esprit et qui va jouer comme un rôle de charnière dans la dialectique blondélienne, n'a pas son correspondant chez Unamuno.

Dans le Sentiment Tragique de la Vie, il manque certainement un chapitre sur la liberté. Car en effet, malgré une position en retrait par rapport à celle de Blondel, cet esprit aux virtualités si riches qu'était Unamuno avait sur ce point capital de la liberté des intuitions si profondes. Une lettre d'Unamuno au même Vaz Ferreira en porte le témoignage:.

Toute la nouveauté de la philosophie de l'action consiste précisément à la fois dans le refus de cette distinction et dans la saisie globale par l'esprit d'une activité totalisante qui le déborde et où il s'épanouit en se réalisant. Ainsi, cette vision où être et pensée sont réconciliés nous place-t-elle d'emblée sur un plan. Nous sommes assez loin ici, il faut bien le dire, des positions unamuniennes. Et pourtant! Unamuno manifeste là en effet, de façon fugitive et à travers un vocabulaire un peu imprécis, que l'action il dit: Il écrit:.

Tout ce que je connais ou peux connaître est dans ma conscience. Inutile de nous embrouiller donc, dans le problème insoluble d'une autre objectivité de nos perceptions. Mais cette idée entrevue n'est pas retenue. Quelques lignes plus bas, il revient sans hésiter à l'affirmation de deux types de vérité:. Mais revenons à Blondel.

L'action est constitutive d'être. Mais prenons-y garde. Les choses ne sont pour nous que par la rencontre de notre volonté avec cette Volonté par quoi tout est. Les problèmes de l'être et de la destinée sont liés:. Qu'on le comprenne donc une fois pour toutes: En fait, n'est-ce pas là, à y bien regarder, la seule conclusion possible des prémisses posées non point par Blondel Elle n'est pas reprise dans l'exposé méthodique du Sentiment Tragique de la Vie. Blondel, quant à lui, a donné sa réponse qui se développe dans une suite de propositions liées: Voilà encore un enchaînement fondamental dans la pensée de Blondel: Or cette ultime alternative à laquelle nous sommes conduits et conviés par la logique interne de l'action, — ce que Blondel appelle avec force le déterminisme de l'action, — elle porte précisément sur notre rapport, voulu ou refusé, avec l'Absolu.

Par le principe infini où elle trouve à la fois sa source et son terme, l'action réalisante se réfère nécessairement à l'Absolu. Au for interne de chaque conscience l'alternative est posée: L'être et la vie ne sont pas pour nous dans ce qui est à penser ni même à croire, ni même à pratiquer, mais dans ce qui est pratiqué en effet. Il faut décentrer si l'on peut dire l'homme et la philosophie, afin de placer ce centre vital où il est en effet: Tout le déterminisme de l'action a pour rôle de faire surgir inévitablement ce conflit et de nous amener à le résoudre inévitablement.

Et c'est ici que nous retrouvons Unamuno, ou plutôt que nous ne le retrouvons pas. La notion d'option n'existe pas chez lui; on l'y chercherait en vain. Sous la forme du choix, non seulement il ne l'accepte pas, mais il la refuse. Le choix est répudié dès le départ par définition. En effet, dans la vision d 'Unamuno, l'être a une structure antithétique Dieu lui-même n'y échappe pas, il est conflit. C'est une position qui ne peut pas être dépassée, mais seulement approfondie.

Opter équivaudrait à supprimer le conflit; c'est donc chose impensable. Il n'est même pas en notre pouvoir de le faire, car ce serait vouloir ne plus être. On ne peux pas plus opter qu'on ne peut se suicider, mais on ne peut vivre qu'en se disant qu'il est absurde de ne pas se suicider. De la même façon, foi et raison sont établies en nous dans un conflit essentiel; la conscience religieuse vit de ce conflit, elle est ce conflit. Ce conflit. C'était fermer les yeux et sauter dans le vide. On l'a déjà vu, malgré sa construction novatrice de la foi agonique où il aurait pu être amené progressivement par la pratique de la vie à donner à la foi le pas sur le doute Unamuno n'a jamais pu se défaire tout à fait de cette vue assez répandue au XIXe siècle, que la foi n'est au fond qu'un pis aller, ce à quoi il faut bien se résigner quand on ne peut pas le démontrer n.

La foi finalement comble un vide. Pour Blondel, elle embrasse le plein. A cela s'ajoutait un attachement indéracinable et sans doute inconscient au positivisme spencérien TS déjà signalé, qui lui faisait craindre que les religions positives, et Dieu sans doute aussi, ne fussent rien d'autre que des constructions mythiques élaborées,. Sans doute l'attitude d'Unamuno est-elle légitime en refusant de parier contre la raison.

L'exigence rationnelle est invincible. Et cette invincibilité même porte en elle une valeur que Blondel s'est appliqué précisément à dégager, et qui semble avoir échappé à Unamuno. Nul ne peut opter pour ce qui lui paraît absurde. Mais il faut reprendre les choses d'un peu plus haut.

Pour Blondel, l'option ultime à laquelle l'action est confrontée et où elle culmine est comme le point d'arrivée, l'aboutissement nécessaire d'une action qui sur tout son parcours s'est définie précisément comme l'affirmation volontaire de l'agir humain. C'est pourquoi cette option ultime à laquelle l'action se trouve inévitablement conduite ne se pose pas en terme de choix déchirant, de sacrifice.

« Par sa personne même, on accédait à Dieu »

Elle consiste bien plutôt dans un consentement, dans l'assomption de cet agir humain en plénitude reporté à sa source reconnue et confessée. Même si pour la commodité du discours l'option n'est envisagée que comme démarche ultime, c'est pour mieux faire ressortir, — et cette idée est la grande originalité de Blondel, — qu'elle est implicitement contenue dans la démarche première. Il n'y a pas chez Blondel de volontarisme du jugement. La pensée ne crée pas l'être, ni la volonté. Connaissance et vérité ne dépendent pas d'un choix volontaire:. Cet acte de volonté ne la fait pas dépendre de nous; il nous fait dépendre d'elle.

L'option est en tout point contemporaine de la recherche. L'être, si l'on ose dire, ne fait pas antichambre avant d'être introduit. Pour Blondel cette option suprême ne doit pas être confondue avec l'acte de foi. Tout au plus peut-elle être considérée comme l'amorce d'un acte de foi, ou la démarche dernière qui le rend admissible. Blondel veut s'en tenir au strict plan de la philosophie. Il n'avance rien qu'il ne l'ait tiré du déterminisme de l'action.

Et si au premier abord cette option peut cependant paraître revêtir ce caractère d'adhésion, d'exigence totale qu'est l'acte de foi, c'est que Blondel, sans quitter d'un pas la simple raison, la fait cependant progresser si loin que la marge immense qui sépare, chez un Unamuno par exemple, l'acte de raison de l'acte de foi en est singulièrement diminuée, sans que l'acte de foi perde pour autant quoi que ce soit de sa nature spécifique.

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L'acte de foi, lui, se situe au delà, hors des prises de la philosophie. Il n'est pas seulement acquiescement, consentement. Il est l'action suprême. Il est sous la forme d'un lien personnel avec Dieu un engagement total opéré dans le secret et la mystérieuse intimité de la conscience Et là où Blondel est irremplaçable, pour reprendre le mot de Duméry, c'est justement dans la délimitation des deux domaines, celui de la philosophie et celui de la religion, dans la démarcation des frontières de la raison et de la foi, tout en ouvrant un passage pour aller de l'une à l'autre.

En se servant de la raison jusqu'où elle peut aller, et en la menant beaucoup plus loin que ne le fait Unamuno, Blondel établit la justification rationnelle des préambules de la foi et découvre un seuil de franchissement qui réside dans. Bien au contraire elles sont complémentaires. La foi use de la raison M mais se fonde sur un dépassement de la raison; et la raison en face de la foi conserve sa fonction critique et analytique, et détermine les conditions auxquelles il est possible pour l'esprit d'accéder à la foi sans se renoncer: Croire ainsi n'est donc pas plier son esprit à l'absurde, abdiquer son intelligence: Dieu, reconnu par le philosophe au plan des idées, n'est connu et atteint qu'à travers la foi au plan de l'action, au plan de l'expérience vécue.

C'est la foi qui opère dans l'âme la rencontre du vouloir humain et de la liberté divine, de l'action de l'homme et de l'action de Dieu. C'est dans la foi que s'instaure avec toute sa richesse ce que Blondel appelle, en usant d'un vocable théologique, la relation théandrique, c'est-à-dire les rapports mutuels de l'homme et de Dieu. Anticipant sur les données pratiques de l'expérience religieuse, le philosophe, dans les pages finales de L'Action, tente d'entrevoir ce que peut être cette relation.

Là encore, comment ne pas penser à Unamuno pour qui précisément le grand problème, la grande énigme resta toujours la nature de ce mystérieux lien créateur nouant le vouloir humain au vouloir divin, en un mot l'expérience intime de Dieu au secret de l'âme? A vrai dire, bien qu'il eût fait apparemment de la quête de Dieu le tout de sa pensée et peut-être même de sa vie, Unamuno tend son vouloir vers Dieu dans une attitude d'esprit assez particulière.

La définition de la foi agonique l'a conduit en effet à n'accorder pendant longtemps, dans sa vision des choses, aucune place au surnaturel. Le surnaturel c'est d'abord l'action de Dieu en l'homme, c'est-à-dire la Grâce. Mais la foi agonique est une action unilatérale,. L'homme par son propre effort se met dans un état de doute désirant par lequel il espère forcer Dieu en quelque sorte M. Car la foi est une action violente, virile. La foi se pense au masculin.


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